Prête-noms en Thaïlande : l'opération LAND ACTION et les risques

Le 19 octobre 2026, la Thaïlande a lancé LAND ACTION contre les prête-noms fonciers. Ce que visent les contrôles, et ce qui reste ouvert : condo en quota, bail.

Par Rédaction ReflexionPublié le 4 novembre 202610 min de lectureSources vérifiées le 1 novembre 2026

Bureau fictif d’une villa thaïlandaise ouvert sur un jardin, dossier fermé et plans roulés, branding Reflexion discret.
Illustration · Illustration générée par IA : scène fictive, sans bien, institution ni opération réelle représentés. — Reflexion — AI

Le 19 octobre 2026, le Premier ministre Anutin Charnvirakul a lancé « LAND ACTION », une opération qui doit conclure d'ici décembre les enquêtes à haut risque sur les terres détenues par des prête-noms pour le compte d'étrangers. Selon le communiqué gouvernemental du 19 octobre, le bilan porte sur 1 397 cas de portage constaté ou présumé, concernant 2 360 parcelles évaluées à environ 14,01 milliards de bahts (365,1 millions d'euros) ; les cas irréguliers doivent faire l'objet des procédures de cession et des suites légales. Le même jour, il a rappelé que la Thaïlande « reste ouverte aux investissements étrangers honnêtes et transparents ». Le foncier thaïlandais se met en transparence : voici ce qui est regardé, et quels régimes restent ouverts, en complément de notre article sur la propriété en Thaïlande. Textes vérifiés le 1er novembre 2026 ; cinq points que les sources consultées ne tranchent pas sont rappelés en fin d'article.

Que mesure vraiment le chiffre de 36 277 sociétés ?

Le chiffre vient d'une réunion tenue le 4 septembre 2026 au ministère du Commerce. Le Department of Lands a transmis au Department of Business Development (DBD) la liste des personnes morales qui détiennent un terrain ou un lot de copropriété ; celles qui relèvent du registre du DBD ont été croisées avec ses données d'actionnariat. Parmi les 123 542 sociétés qui détiennent des terrains titrés, 36 277 comptent au moins un actionnaire étranger.

Ces sociétés ne sont ni « soupçonnées » ni « poursuivies » : elles ont été repérées par un croisement de fichiers. Le directeur général du DBD de l'époque, Poonpong Naiyanapakorn, l'a dit lui-même : toutes ne peuvent pas être qualifiées de prête-noms, une partie étant de véritables coentreprises entre Thaïlandais et étrangers. The Nation parle de chiffres servant au criblage, et non de constats d'infraction.

Le crible du 4 septembre 2026, du fichier foncier aux sociétés à participation étrangère :

Le crible du 4 septembre 2026, du fichier foncier aux sociétés à participation étrangère
Étape du croisementPersonnes moralesCe qu'elles détiennent
Transmises par le Department of Lands144 706terrains ou lots de copropriété
Relevant du registre du DBD125 622terrains ou lots de copropriété
Détenant des terrains titrés123 5421 269 326 parcelles, 4 504 926,88 rai
dont sociétés 100 % thaïes87 265963 488 parcelles
dont sociétés à participation étrangère36 277305 838 parcelles, 1 064 265,38 rai
Détenant des lots de copropriété14 878244 115 lots
dont sociétés à participation étrangère7 08276 840 lots
Source : DBD, données au 4 septembre 2026, rapportées par Thai PBS, Krungthep Turakij et InfoQuest le 7 septembre 2026 ; une même société peut détenir terrains et lots, les lignes ne s'additionnent pas.

Dans 86,88 % de ces 36 277 sociétés, la part étrangère va de 0,01 à 49 %. Rapportés à la superficie du pays citée par le DBD, les rai qu'elles détiennent représentent 0,33 % du territoire, selon notre calcul. Et la carte n'est pas celle des stations balnéaires : en nombre de parcelles, Bangkok, Chonburi et Samut Prakan mènent pour les sociétés à participation minoritaire, Chonburi et Rayong, dans le corridor industriel de l'EEC, pour les sociétés entièrement étrangères. Phuket, Surat Thani et Prachuap Khiri Khan ne figurent dans aucun de ces classements.

Quels régimes de détention restent ouverts, et quelles pièces sont examinées ?

Les mesures décrites par les sources de 2026 portent sur la détention de terres par des sociétés à actionnaires étrangers, par des acheteurs ou des sociétés thaïes au-delà de certains montants, et par le conjoint thaï d'un étranger. Le communiqué gouvernemental du 19 octobre distingue les détentions licites des détentions irrégulières, et vise le contrôle effectif et les bénéficiaires d'une société au-delà de ce qu'affiche son registre. Trois régimes relèvent de textes qui n'ont pas changé ; être licite n'y dispense pas de vérification.

Le lot de copropriété en quota étranger. Le Condominium Act B.E. 2522 énumère à sa section 19 les catégories d'étrangers qui peuvent être propriétaires d'un lot à leur nom, parmi lesquelles celui qui fait entrer des devises (section 19(5)), tant que la surface détenue par des étrangers reste dans la limite de 49 % de celle des lots (section 19 bis). Pour cette catégorie, la section 19 ter(5) attend la justification de l'entrée des devises, ou des retraits de comptes qu'elle énumère, à hauteur du prix au moins ; chaque catégorie a ses propres pièces. Parmi les mesures de 2026, nous n'en avons relevé aucune qui vise le copropriétaire étranger inscrit dans le quota. Les 76 840 lots tenus par des sociétés à participation étrangère sont un autre sujet, que The Nation (22 juin 2026) décrit comme une faille examinée.

Le bail enregistré. Le Code civil et commercial limite le bail d'un immeuble à 30 ans, renouvelable (section 540), et subordonne l'exécution en justice de la durée convenue au-delà de trois ans à un écrit et à son enregistrement auprès de l'agent compétent (section 538). Les comptes rendus des consignes de mai 2026 citent deux baux examinés : celui consenti par un acheteur thaï à son conjoint étranger, et le bail long consenti à une personne morale étrangère.

La société réellement à majorité thaïe. Au sens du Code foncier (section 97), une société n'est pas étrangère si les étrangers détiennent 49 % du capital ou moins et ne forment pas plus de la moitié des actionnaires en nombre. Ce que les textes de 2026 examinent, c'est la réalité des apports thaïs et le contrôle effectif de la société.

Notre relevé du 20 octobre 2026, présenté dans notre guide sur la propriété et les prix, situe l'offre. À Bangkok, 43,8 % des 34 891 lots de condominium en vente sont proposés en quota étranger, et 0,7 % en bail ; à Phuket, 63 % en quota étranger et 12,9 % en bail. Pour les villas, la proportion s'inverse : sur 14 467 villas en vente dans six destinations, 80 % sont proposées en bail, dont 81,6 % à Phuket.

Ce qui a changé au guichet depuis mai 2026

Le 11 mai 2026, le Department of Lands a publié des lignes directrices, rapportées par Thansettakij. Quand un Thaïlandais pourrait détenir pour un étranger, l'agent examine l'origine des fonds et le lien entre les parties ; le conjoint thaï d'un étranger confirme que les fonds sont son bien propre ; pour une société, l'examen porte sur l'actionnariat, les revenus réels, l'origine du capital et l'usage du terrain. Les personnes morales à actionnaires étrangers font ensuite l'objet d'un contrôle trimestriel.

Règle

Les seuils de la lettre du 16 mai 2026.

Selon Thairath, le Department of Lands renforce l'examen lorsqu'un acheteur thaïlandais ou une société à majorité thaïe paie au moins 2 millions de bahts (52 100 €) comptant, ou acquiert un bien évalué à au moins 5 millions de bahts (130 300 €), successions exceptées. Les bureaux fonciers vérifient chaque mois les sociétés à actionnaires ou dirigeants étrangers et en rendent compte chaque trimestre.

Selon The Nation (26 mai 2026), une société qui achète au-delà de son capital social sans hypothèque voit la crédibilité de ce capital examinée. Le DBD a resserré en parallèle l'entrée de son registre. Selon Lawplus, l'ordre du registraire central n° 1/2569 exige depuis le 1er avril une lettre de confirmation d'investissement lorsqu'un étranger devient signataire d'une société dirigée par des Thaïlandais, le dirigeant y confirmant l'apport réel du capital et l'absence de prête-nom thaï ; selon TCIJ, l'ordre n° 2/2026 demande depuis le 1er août trois mois de relevés bancaires, côté apporteur thaï comme côté bénéficiaire.

Dernière pièce, la circulaire du ministère de l'Intérieur n° มท 0515.2/ว 19097 du 25 août 2026, décrite par Tilleke & Gibbins et par Formichella & Sritawat. Selon ces deux cabinets, elle ouvre les comités d'enquête provinciaux à des enquêteurs de police, demande aux bureaux fonciers un criblage proactif et organise une double voie : si la société est « étrangère » au sens du Code foncier, le gouverneur fixe un délai de cession ; si elle a été créée pour détenir pour un étranger, une plainte pénale est déposée. Formichella & Sritawat précisent qu'elle ne crée pas de pouvoir légal nouveau.

Que prévoient les textes contre le portage ?

Deux lois se croisent, avec deux définitions. La Foreign Business Act B.E. 2542 (FBA) tient pour étrangère la société dont la moitié au moins des actions est détenue par des étrangers (section 4) ; le Code foncier retient plus de 49 % du capital ou une majorité d'actionnaires étrangers en nombre. Chacune vise le portage dans son champ. La section 36 de la FBA vise notamment la détention de parts comme prête-nom pour permettre à un étranger d'exploiter une activité en contournement ou violation de la FBA, ainsi que l'étranger qui accepte ce procédé ; elle prévoit au plus trois ans d'emprisonnement, une amende de 100 000 à 1 000 000 THB, ou les deux. Le portage foncier relève parallèlement du Code foncier, dont la section 113 punit celui qui acquiert une terre comme mandataire d'un étranger.

Sanctions prévues par les textes en vigueur au 1er novembre 2026 :

Sanctions prévues par les textes en vigueur au 1er novembre 2026
TexteCe qui est viséSanction prévue
FBA, s.36la détention de parts comme prête-nom pour permettre à un étranger d'exploiter une activité en contournement ou violation de la FBA, et l'étranger qui accepte ce procédé3 ans d'emprisonnement au plus, 100 000 à 1 000 000 THB (2 600 à 26 100 €), ou les deux ; cessation ordonnée, puis 10 000 à 50 000 THB (300 à 1 300 €) par jour de non-respect
FBA, s.37l'étranger qui exploite une activité des listes 1 à 3 sans autorisationmêmes peines ; cessation de l'activité ou de la détention de parts
FBA, s.41pour les infractions des sections 34 à 37 commises par une personne morale, les dirigeants, associés ou représentants ayant participé sciemment à l'infraction ou n'ayant pas pris les mesures raisonnables pour l'empêcher3 ans au plus et/ou 100 000 à 1 000 000 THB
Code foncier, s.94la terre acquise par un étranger illégalement ou sans autorisationcession dans un délai de 180 jours à un an fixé par le directeur général du Department of Lands, à défaut vente par celui-ci
Code foncier, s.96la terre acquise en propriétaire à la place d'un étrangercession par le directeur général, s.94 applicable
Code foncier, s.112la personne morale qui acquiert en violation du Code50 000 THB (1 300 €) au plus
Code foncier, s.113celui qui acquiert une terre comme mandataire d'un étranger20 000 THB (500 €) au plus et/ou 2 ans au plus
Code pénal, s.137 et s.267la fausse déclaration à un agent ; la fausse mention dans un acte public6 mois et 10 000 THB (300 €) au plus ; 3 ans et 60 000 THB (1 600 €) au plus
Source : FBA B.E. 2542, traduction de Pinai Nanakorn pour le DBD ; Code foncier B.E. 2497 modifié jusqu'en 2008, traduction de la Thailand Law Library ; s.113 vérifiée aussi sur le texte thaï hébergé par le Royal Forest Department ; Code pénal selon Lawplus (1er avril 2026) ; le texte thaï fait foi.

La jurisprudence regarde le paiement plus que la forme. Dans l'arrêt n° 2690/2538 de 1995, rapporté par le cabinet ThaiLawOnline, la Cour suprême a jugé contraire au Code foncier l'achat d'une terre payée par un étranger et inscrite au nom d'un Thaïlandais ; l'étranger, mandant non révélé, ne pouvait rien opposer au tiers qui l'avait rachetée de bonne foi.

Ce qu'on vous dira

« Tout le monde le fait, personne n'est contrôlé. »

Ce que dit le texte

les sections 36 et 37 de la Foreign Business Act prévoient jusqu'à trois ans d'emprisonnement, une amende de 100 000 à 1 000 000 de bahts, ou les deux ; les sections 94 et 96 du Code foncier organisent la cession forcée de la terre. En 2026, selon la presse thaïlandaise, les opérations conjointes de police avaient donné lieu à 178 mandats d'arrêt au 15 août, 20 affaires avaient abouti à une condamnation au 10 août, et 34 ordres de cession avaient été émis à Phuket au 10 juillet.

Point non tranché

Un projet n'est pas une loi.

Selon le Médiateur Thongsak Saichuea, cité par Thai Post le 23 juillet 2026, un projet d'amendement du Code foncier a été transmis au Conseil des ministres : la terre acquise par prête-nom deviendrait propriété de l'État, avec jusqu'à trois ans d'emprisonnement et environ 3 millions de bahts d'amende (78 200 €). Nous n'avons pas trouvé trace de son adoption ; au 1er novembre 2026, les sanctions applicables restent celles du tableau.

Ce que montrent les opérations de terrain

Le 11 mai 2026, le DSI et le DBD ont arrêté leur coopération contre les entreprises étrangères dissimulées dans les sites touristiques : 11 426 sociétés classées par niveau de risque, priorité à Koh Samui et Koh Phangan, puis extension aux autres destinations touristiques. Les phases se sont succédé à Phuket, Krabi et Phang Nga le 20 juin, à Hua Hin le 10 août, à Koh Samui le 15 août. Selon MGR Online, le cumul des six premières phases atteignait alors 238 sociétés, 272 parcelles, environ 2 839 millions de bahts (74 millions d'euros) et 178 mandats d'arrêt.

Les statuts ne se confondent pas : une société examinée n'est pas soupçonnée, un mis en cause n'est pas condamné. Thairath fait état de 20 affaires conclues par une condamnation sur les cinq premières phases ; The Phuket News, seule source à le rapporter, de 14 prévenus condamnés à Koh Phangan à un an et trois mois d'emprisonnement et 15 000 bahts (400 €) d'amende chacun. À Phuket, le Department of Lands a examiné 6 621 sociétés et qualifié 317 d'entre elles d'étrangères au sens du Code foncier, pour 486 parcelles et une valeur de terrain nu de 1 887 millions de bahts (49,2 millions d'euros), selon Thansettakij (10 juillet).

Une donnée de Koh Samui concerne d'abord le lecteur français. Selon The Nation (22 juin 2026), qui cite le DBD, l'île compte 8 213 sociétés à actionnaires étrangers, et les Français y forment le premier groupe, avec environ 24 % ; le journal, seul à publier cette part, précise que ces chiffres ne disent pas que ces sociétés sont illégales. Deux Français figuraient parmi les personnes interpellées le 20 juin, un autre le 15 août ; selon MGR Online, un volet de l'opération de Samui est parti d'un signalement de l'ambassade de France. Notre article sur l'achat d'une villa à Koh Samui se lit désormais avec ce contexte.

Que change l'échéance de décembre 2026 ?

Elle porte sur les enquêtes, pas sur les propriétaires. Le plan du 19 octobre, rapporté par Thansettakij et The Nation, tient en trois axes : conclure d'ici décembre les dossiers à haut risque ; vendre de force les terres détenues illégalement, en contrôlant les acquéreurs pour qu'un prête-nom ne succède pas à un autre ; prévenir, par le suivi des changements d'actionnaires. La doctrine affichée : « on écarte le nom, on juge le comportement ».

Décembre n'est pas une date de régularisation. Dans les sources consultées, nous n'avons trouvé aucune fenêtre d'amnistie ouverte en 2025 ou 2026 ; le délai de cession cité ici, prévu par la section 94, est fixé dossier par dossier, entre 180 jours et un an.

Qu'est-ce qui sépare un achat documenté d'un achat moyen ?

Un titre lu avant l'annonce. L'annonce affiche un régime ; le titre et l'acte disent qui détient. Un lot en quota se justifie par les pièces que la section 19 ter demande selon la catégorie de l'acheteur, décrites dans notre article sur la revente d'un appartement ; une terre détenue par une société se lit avec son actionnariat, son capital et l'origine de ses fonds.

Un conseil qui ne dépend pas du vendeur. À Hua Hin, selon Thairath, les mis en cause étrangers ont déclaré que des avocats et des comptables leur avaient conseillé ces sociétés, et les actionnaires thaïs ont dit n'avoir jamais payé leurs parts. En juin, le DBD relevait 140 comptables actionnaires de plus de 2 040 coentreprises.

Un régime choisi en connaissance de cause. Quota, bail enregistré et société réellement thaïe relèvent de textes distincts, chacun avec ses pièces. L'offre de villas est d'abord en bail, celle des condominiums d'abord en quota étranger : le régime se lit avec le bien, quartier par quartier, comme dans notre article sur les quartiers de Phuket.

Le cas de Arnaud et Nathalie, entre une villa et un condo à Phuket

Scénario modélisé

Arnaud, 54 ans, et Nathalie, 51 ans, vivent à Bordeaux et préparent un achat à Phuket pour leurs hivers. Deux biens restent en lice : une villa près de Choeng Thale, que l'agence propose « via une société thaïe » dont ils deviendraient actionnaires minoritaires ; et un deux-pièces à Kamala, en pleine propriété dans le quota étranger.

Ils relisent les textes sans chercher de solution. Pour la villa, la section 97 du Code foncier fixe des seuils de forme, la section 36 de la FBA et la section 113 du Code foncier visent le portage, la circulaire du 25 août prévoit délai de cession ou plainte pénale, et le bureau foncier examine depuis mai les fonds des actionnaires thaïs. Pour l'appartement, les sections 19 et 19 bis du Condominium Act prévoient, dans le quota, la propriété des étrangers relevant d'une des catégories de la loi ; pour la catégorie 19(5), celle des acheteurs qui font entrer des devises, la section 19 ter(5) précise la preuve des fonds. Notre relevé leur rappelle que 81,6 % des villas en vente à Phuket sont proposées en bail.

Ce qu'ils décident : ne rien signer pour la villa tant qu'un avocat thaï indépendant, choisi par eux et non par l'agence, n'a pas relu la société proposée, ses statuts, son actionnariat et l'origine de son capital ; demander pour l'appartement le titre et la lettre de quota ; puis comparer les deux biens sur ces seuls documents.

Scénario modélisé. Ce profil n'est pas un client ; les paramètres sont des hypothèses de travail.

Cinq points que les sources consultées ne tranchent pas

Une absence de source dans cette liste n'est pas une absence de règle : ces points se vérifient au dossier.

Ce que notre base permet de replacer dans son marché

Nos relevés indiquent, pour chaque bien en vente, le régime affiché par l'annonce. À Phuket, dans les 141 immeubles qui vendent les deux régimes, le lot en bail se demande 7,3 % moins cher ; dans les 75 domaines qui vendent les deux, la villa en bail se demande 0,6 % de plus que la villa en pleine propriété. Ce sont des prix demandés, et le régime affiché ne dit pas qui détient la villa. Pour situer un bien dans son quartier, replacez-le sur la carte.

Ce que vous pouvez faire maintenant

Avant de vous engager sur un bien proposé par l'intermédiaire d'une société, demandez par écrit ses statuts, la liste de ses actionnaires et son capital, et confiez-les à un avocat thaï que vous choisissez vous-même. Pour un lot de copropriété, demandez le titre et la lettre de quota, ainsi que les justificatifs prévus par la section 19 ter pour la catégorie dont relève l'achat.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il encore acheter un condo à son nom en Thaïlande ?

Oui, pour un étranger relevant d'une des catégories de la section 19 de la loi sur la copropriété de 1979, et dans la limite du quota de 49 % en surface. Pour la catégorie 19(5), la preuve financière porte sur des devises importées ou les retraits de comptes prévus par le texte, pour un montant au moins égal au prix. Les autres catégories ont leurs justificatifs propres.

Que risque-t-on avec un prête-nom en Thaïlande ?

Les textes prévoient des peines pénales et la cession forcée de la terre. Quand le prête-nom tient des parts pour qu'un étranger exerce une activité en contournant la Foreign Business Act, la section 36 frappe les deux parties : jusqu'à trois ans de prison, 100 000 à 1 000 000 de bahts d'amende, ou les deux. Côté foncier, la section 94 permet d'en imposer la vente, sous un délai d'au moins 180 jours et d'au plus un an.

Combien de sociétés sont contrôlées pour prête-nom en Thaïlande ?

Tout dépend du stade. Le nombre de 36 277 souvent cité désigne les sociétés comptant un associé étranger et propriétaires de terrains titrés, repérées par croisement de fichiers le 4 septembre 2026. En juin, selon Thai PBS World, le DBD relevait des signes de portage dans 3 294 sociétés de onze provinces ; les opérations de police avaient visé 238 sociétés au 15 août, selon MGR Online.

Une société thaïe détenue à 49 % par un étranger peut-elle posséder un terrain ?

Le Code foncier ne la range pas parmi les sociétés étrangères si deux conditions sont réunies : 49 % du capital au plus aux mains d'étrangers, et des associés étrangers qui ne forment pas plus de la moitié de leur nombre total. Depuis 2026, l'administration vérifie aussi que les associés thaïs ont réellement payé leurs parts. Juger d'une société précise relève d'un avocat thaï indépendant.

Existe-t-il une amnistie pour les prête-noms en Thaïlande ?

Nous n'en avons trouvé aucune dans les sources officielles et de presse consultées. L'échéance de décembre 2026 vise la clôture des enquêtes jugées prioritaires, et non une régularisation. Le délai de cession que prévoit la section 94 du Code foncier est accordé au cas par cas pour céder une terre détenue illégalement : entre 180 jours et un an.

Méthode et sources

37 sources · vérifiées le 1 novembre 2026

Sources vérifiées le 1 novembre 2026

Taux de conversion retenu : 1 EUR = 38,374 THB (1er octobre 2026)

Cet article est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles citées sont datées : vérifiez auprès d'un professionnel qu'elles sont toujours en vigueur avant d'agir.

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