Pleine propriété, bail ou société : ce qui tient en Thaïlande

Un bail 30+30+30 signé à Phuket, annulé par la Cour suprême thaïe : 30 000 THB par mois et démolition. Ce qui tient vraiment en Thaïlande au 13 septembre 2026.

Par Rédaction ReflexionPublié le 30 septembre 2026Mis à jour le 1 octobre 20268 min de lectureSources vérifiées le 13 septembre 2026

Bangkok vu du sommet d'une tour, au crépuscule
Photo : iMahesh, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

En 1990, un bail de trente ans est signé à Phuket, assorti de deux renouvellements de trente ans payés d'avance. En 2023, la Cour suprême thaïlandaise les annule : ils contournaient l'article 540 du Code civil et commercial et reconstituaient un bail de quatre-vingt-dix ans déguisé. La décision 4655/2566, diffusée par les cabinets internationaux à partir du 10 mars 2025, condamne le preneur à 30 000 THB (780 €) par mois jusqu'à libération des lieux et ordonne la démolition des constructions. C'est le fait le plus dur du marché immobilier thaïlandais, et il commande tout le reste.

Pourquoi un renouvellement de bail prépayé ne vaut rien

Le montage dit « 30+30+30 » est l'ossature commerciale d'une large part du marché des villas thaïlandaises : un bail de trente ans vendu avec la promesse, dans le même contrat, de deux reconductions de trente ans, souvent réglées d'avance et présentées comme l'équivalent d'une pleine propriété. Il s'est heurté à un texte d'une brièveté redoutable. L'article 540 dispose qu'un bien immobilier ne peut être loué pour une durée excédant trente ans, et qu'un renouvellement ne peut lui-même excéder trente ans. La décision 4655/2566 en tire la conséquence : une reconduction automatique, aux mêmes conditions et au même loyer, est nulle, parce qu'elle reconstitue par contrat ce que la loi interdit.

Deux objets, que les brochures confondent, doivent être séparés.

Le premier est le bail. Enregistré au Land Office, il est inscrit sur le titre foncier et constitue un droit réel : il suit le terrain et s'impose au nouveau propriétaire en cas de vente. La Cour suprême ne l'a pas touché.

Le second est la promesse de renouvellement. Elle n'est pas un droit inscrit sur le titre — le Land Office n'enregistre pas une durée excédant trente ans — mais un engagement contractuel du bailleur du moment. Cet engagement a été jugé nul, et ce qui est nul n'oblige personne : ni le bailleur d'origine, ni l'acquéreur ultérieur du terrain. Le bail enregistré de trente ans est opposable au nouveau propriétaire du terrain ; la promesse de renouvellement, jugée nulle, ne l'est pas.

Pour qui achète aujourd'hui la vingt-deuxième année d'un bail signé en 2004, la conséquence est brutale : il achète huit ans de droit certain et une espérance. Le cabinet Addleshaw Goddard, dans son briefing du 10 mars 2025, recommande un examen juridique attentif de toute cession de leasehold assortie de clauses de renouvellement long.

Reste le droit de superficie, droit réel distinct portant sur la construction et enregistrable au Land Office. L'affirmation selon laquelle il survivrait à la fin du bail relève de l'opinion de praticien, non d'une règle vérifiée.

Le quota de 49 % se compte en mètres carrés, pas en appartements

Le Condominium Act B.E. 2522 autorise un étranger à détenir un appartement en pleine propriété, inscrit à son nom personnel au Land Office. C'est la seule voie par laquelle un particulier français accède à un droit perpétuel et transmissible sur un bien immobilier thaïlandais.

La limite est connue : 49 %. Sa mécanique l'est beaucoup moins. La Section 19/2 plafonne la détention étrangère cumulée à « forty-nine percent of the spaces of the whole units in such particular condominium » — 49 % des surfaces de l'ensemble des unités, immeuble par immeuble. Le quota est une enveloppe de mètres carrés, pas un décompte d'appartements.

L'écart entre les deux lectures n'est pas théorique. Dans une résidence où les grandes typologies ont été vendues en priorité à des acheteurs étrangers, il peut rester plusieurs unités disponibles en nombre et une surface résiduelle insuffisante pour couvrir le lot visé. Un promoteur qui déclare « il reste du quota » dit alors vrai en unités et faux en surface. La phrase est sincère et la transaction impossible.

Le document à demander n'est donc pas un pourcentage annoncé par un commercial, mais le relevé de quota étranger de l'immeuble, en mètres carrés : surface totale des unités, surface déjà détenue par des étrangers, surface résiduelle, position du lot visé. Si le programme comporte plusieurs bâtiments, le relevé s'établit bâtiment par bâtiment, puisque le texte raisonne par immeuble.

C'est ce que nous traçons. Sur les 7 865 programmes que nous suivons en Thaïlande, deux champs de notre base répondent en amont : `foreign_quota_available`, qui indique si une capacité de quota étranger est ouverte, et `ownership_type_available`, qui précise les régimes de détention proposés — pleine propriété sous quota, bail, ou les deux.

Une société thaïlandaise pour détenir un terrain : que risque-t-on vraiment ?

Un étranger ne peut pas détenir de terrain en pleine propriété à son nom personnel. La villa sur terrain se vend donc soit en bail, soit par l'interposition d'une société thaïlandaise détenant le foncier, l'étranger détenant jusqu'à 49 % du capital.

La structure est légale en soi. Elle cesse de l'être dès lors que les actionnaires thaïlandais sont des prête-noms, porteurs de parts dépourvus d'apport réel. L'exposition est alors double.

Elle est pénale. La Section 36 du Foreign Business Act sanctionne le montage de prête-nom — selon la lecture qu'en donnent les cabinets thaïlandais — d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et d'une amende de 100 000 à 1 000 000 THB (2 610 à 26 060 €), applicable au nominee thaïlandais comme à l'étranger commanditaire, avec une amende journalière de 10 000 à 50 000 THB (261 à 1 300 €) en cas d'infraction continue.

Elle est patrimoniale, et c'est le risque le plus mal évalué. La Section 96 du Land Code donne au Directeur général du Département des Terres le pouvoir de faire vendre un terrain acquis au nom d'un tiers pour contourner les restrictions applicables aux étrangers ; la Section 94 organise la cession forcée dans un délai compris entre cent quatre-vingts jours et un an. L'actif n'est pas gelé : il est vendu.

L'étau administratif s'est resserré. Depuis janvier 2026, les actionnaires thaïlandais de ces sociétés doivent produire des relevés bancaires couvrant au moins trois mois avant la libération des parts ; depuis le 1er avril 2026, la vérification en personne est obligatoire au DBD pour toute modification. Ces deux éléments proviennent d'une source unique de cabinet.

Reste une voie d'accès direct au foncier, étroite : la Section 96 bis du Land Code permet à un étranger investissant plus de 40 millions THB (1,04 M€) dans des activités éligibles d'acquérir du terrain résidentiel, dans la limite d'un rai — 1 600 m² —, sous approbation ministérielle et à condition de maintenir l'investissement trois ans. C'est une fenêtre statutaire, pas un régime de droit commun.

Quel titre de propriété accepter, et lequel refuser ?

Le titre détermine ce que l'on peut inscrire sur le bien. Pour un acheteur étranger, dont tout le dispositif juridique repose sur des inscriptions — bail, hypothèque, superficie —, ce point précède le prix.

Quel titre de propriété accepter, et lequel refuser ?
TitreCe qu'il permet
Chanote (Nor Sor 4 Jor)Pleine propriété, bornage officiel du Département des Terres, toutes opérations enregistrables : vente, bail, hypothèque, usufruit, superficie. Le seul titre à privilégier.
Nor Sor 3 GorCertificat d'usage confirmé, mesuré par photographie aérienne. Mêmes opérations qu'un Chanote, convertible en Chanote sur requête, mais bornage moins précis.
Nor Sor 3Propriété reconnue, jamais mesurée. Convertible, mais transfert soumis à publicité préalable et risque de litige de bornage élevé.
Droit de possession (Por Bor Tor 5, Sor Kor 1)Simple reconnaissance fondée sur le paiement de taxes : ni bail, ni hypothèque, ni superficie enregistrables.

Dire « Nor Sor 3 Gor égale Chanote » est une approximation qui se paie le jour d'un litige de limites. Quant au Sor Por Kor 4-01, terre agricole attribuée par l'ALRO à des agriculteurs thaïlandais, notre vérification du 13 septembre 2026 n'a pas permis d'en documenter le régime exact sur une source suffisante : nous le tenons hors du champ d'une acquisition par un étranger.

D'où vient l'argent : le contrôle qui s'est durci en 2026

Le Condominium Act n'ouvre pas seulement un droit ; il impose une chaîne de financement. La catégorie d'éligibilité qui concerne la quasi-totalité des acheteurs français est celle de l'étranger ayant introduit des devises en Thaïlande, et la Section 19/3 exige que les fonds introduits ne soient pas inférieurs au prix de l'appartement acquis.

Le prix doit donc être remis depuis l'étranger en devises et converti en baht en Thaïlande ; la banque réceptrice émet alors le Foreign Exchange Transaction Form — le FET, ancien « Tor Tor Sam » —, pièce exigée par le Land Office pour l'inscription au nom d'un étranger. Selon les cabinets qui documentent cette pratique, le FET est émis automatiquement au-delà d'environ 50 000 USD ; en dessous, la banque délivre un credit advice. Aucun règlement de la Banque de Thaïlande n'a pu être identifié pour ce seuil : c'est une pratique bancaire documentée, pas une norme.

Le corollaire est ignoré presque systématiquement : des bahts déjà présents en Thaïlande ne permettent pas l'inscription en nom étranger. Sans chaîne de remise en devises, il n'y a pas de FET, et sans FET, pas d'inscription — que les fonds viennent d'un compte ancien, d'une cession locale ou d'une épargne constituée sur place. Le nom de l'émetteur du virement, celui du titulaire du compte récepteur et celui du futur propriétaire au titre foncier doivent par ailleurs correspondre.

S'y ajoute une couche de contrôle récente. Entre le 15 et le 25 mai 2026, le Department of Lands a diffusé trois circulaires « Most Urgent » à l'ensemble des Land Offices provinciaux. Elles imposent, sur le fondement de la Section 74 du Land Code, un examen de l'origine des fonds, des revenus, de la profession et de la situation financière de l'acquéreur, déclenché notamment au-delà de 2 M THB (52 100 €) payés en espèces ou de 5 M THB (130 300 €) de valeur estimée, hors successions.

Le bail de 99 ans et le quota de 75 % : où en est-on, exactement ?

Au 13 septembre 2026, ni le relèvement du quota étranger à 75 % ni l'extension du bail à 99 ans n'ont été adoptés. Le plafond de 49 % et le bail de trente ans restent le droit applicable.

La chronologie est documentée. La politique est annoncée le 22 juin 2024. Le projet de loi sur le bail de 99 ans est mis en consultation publique le 21 juillet 2025, sous le gouvernement Paetongtarn Shinawatra, avec un objectif affiché de promulgation dans l'année. Au 29 juin 2025, The Nation Thailand rapporte que le texte est bloqué au ministère de l'Intérieur depuis plus d'un an, la vice-ministre indiquant devoir en « réévaluer le degré d'urgence ». Depuis le changement de gouvernement de février 2026, aucune étape postérieure n'est documentée : ni décision en Conseil des ministres, ni avis du Conseil d'État, ni lecture parlementaire.

Nous n'écrivons pas que la réforme est abandonnée — rien ne l'atteste. Nous écrivons qu'elle n'est pas adoptée et qu'aucune avancée législative n'est vérifiable. Une agence qui vend un bien sur la promesse d'un bail de 99 ans vend une durée qui n'existe pas en droit thaïlandais. Même prudence sur la réduction des droits de mutation à 0,01 % en vigueur jusqu'au 30 juin 2027 : réservée aux acheteurs personnes physiques de nationalité thaïlandaise et plafonnée à 7 M THB (182 400 €), elle laisse le droit de mutation d'un acheteur français à 2 %.

Freehold, bail, société : le tableau que les brochures ne font pas

Freehold, bail, société : le tableau que les brochures ne font pas
AxeFreehold sous quota (condo)Bail enregistré 30 ansSociété thaïlandaise détenant le terrain
Base légaleCondominium Act B.E. 2522, s. 19 et 19/2Code civil et commercial, art. 540Land Code s. 86 et s. ; FBA
Durée réellePerpétuelle30 ans, terme ferme ; renouvellement par accord nouveau seulement (4655/2566)Liée à la vie de la société
TransmissibilitéL'héritier étranger notifie sous 60 jours et cède sous un an, sauf éligibilité propre (s. 19)Selon le contrat, dans la limite du terme restantL'héritier étranger ne peut pas conserver un terrain (s. 93-94)
Risque principalQuota de surface saturé ; chaîne FET incomplèteTerme atteint ; promesse de renouvellement nullePrête-nom : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement, 100 000 à 1 000 000 THB (2 610 à 26 060 €), vente forcée (s. 94 et 96)
ReventeOuverte, si le quota en surface le permetL'acquéreur reprend le terme restant, pas trente ansCession de parts, sous contrôle DBD renforcé depuis avril 2026
Coût de mutation2 % de la valeur estimée ; réduction à 0,01 % réservée aux ThaïlandaisNon chiffré ici (encadré méthode)Non chiffré ici (encadré méthode)

Les prélèvements, eux, se chiffrent. Sur la base d'un appartement à 15 M THB (390 900 €) :

Les prélèvements, eux, se chiffrent. Sur la base d'un appartement à 15 M THB (390 900 €)
PosteRègleMontant sur 15 M THB
Droit de mutation2 % de la valeur estimée ; répartition 50/50 par usage contractuel, pas par la loi300 000 THB (7 820 €), dont 150 000 THB (3 910 €) pour l'acheteur
Specific Business Tax3,3 % si revente dans les cinq ans ; vendeur495 000 THB (12 900 €)
Droit de timbre0,5 %, alternatif à la SBT et non cumulatif ; vendeur75 000 THB (1 955 €)
Land and Building Tax0,02 % dès le premier baht pour une résidence secondaire ou un bien loué3 000 THB (78 €) par an
Charges de copropriétéOrdre de grandeur de marché : 40 à 80 THB/m²/mois43 200 THB (1 126 €) par an pour 60 m² à 60 THB/m²/mois

Quand nous modélisons un arbitrage Bangkok – Phuket

Scénario modélisé

Pour un profil comme celui de Claire et Thomas, 54 et 57 ans, cadres lyonnais et résidents fiscaux français, l'arbitrage se pose avec un plafond de 14 M THB (364 800 €) tout compris. D'un côté, un condo en pleine propriété dans le centre de Bangkok ; de l'autre, une villa en bail à Phuket, plus grande et mieux exposée pour le même montant.

Le raisonnement n'est pas esthétique. La villa en bail leur donne un droit certain jusqu'au terme, et rien d'écrit au-delà : si le bail court depuis 2012, ils achètent seize années. À l'échéance, ils auront 70 et 73 ans, et la reconduction dépendra d'un accord nouveau avec le propriétaire du terrain de l'époque. Le condo leur donne un droit perpétuel, transmissible sous réserve que leurs enfants relèvent d'une catégorie éligible de la Section 19, et revendable à un étranger si la surface reste disponible au quota.

Deux questions passent donc avant toute visite : le relevé de quota en surface du bâtiment visé à Bangkok, et la date d'enregistrement du bail à Phuket, terme restant calculé au jour près. Un bien d'au moins 3 M THB peut par ailleurs ouvrir un séjour d'un an renouvelable — le rapport entre immobilier et visa thaïlandais a ses propres conditions —, et le coût de détention côté français relève de la fiscalité française d'un bien thaïlandais.

Scénario modélisé. Ce profil n'est pas un client ; les paramètres sont des hypothèses de travail.

Ce que vous pouvez faire maintenant

Demandez au promoteur, par écrit, le relevé de quota étranger du bâtiment concerné, exprimé en mètres carrés : surface totale des unités, surface déjà détenue par des étrangers, surface résiduelle, surface du lot visé. Un pourcentage global annoncé oralement, ou un décompte en nombre d'appartements, ne répond pas à la question posée par la Section 19/2.

Pour une villa en bail, demandez la date d'enregistrement du bail au Land Office et le terme restant en années et en mois — pas la durée nominale du contrat. Et faites lire par un avocat thaï toute clause de renouvellement : depuis la décision 4655/2566, sa valeur ne se présume plus.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il acheter un appartement en pleine propriété en Thaïlande ?

Oui, et c'est le seul bien qu'il puisse détenir directement à son nom. Deux conditions s'ajoutent à l'achat lui-même : l'immeuble doit encore disposer de surface dans son quota étranger, et les fonds doivent entrer de l'étranger en devises. La banque thaïlandaise délivre alors l'attestation que le Land Office réclame à l'inscription — sans elle, le dossier n'aboutit pas.

Le montage 30+30+30 est-il encore valable en 2026 ?

La première période de trente ans l'est ; les deux suivantes ne le sont plus dès lors qu'elles ont été promises à la signature. C'est la portée de la décision 4655/2566 de la Cour suprême : un renouvellement arrêté à l'avance contourne la durée maximale fixée par l'article 540 du Code civil et commercial. Renégocier un bail neuf à l'échéance reste possible — sans engagement antérieur.

Le quota de 49 % se compte-t-il en appartements ou en surface ?

En mètres carrés, immeuble par immeuble : la Section 19/2 raisonne en surface de l'ensemble des unités, pas en nombre de lots. La conséquence est très concrète — un programme peut vous montrer plusieurs appartements libres alors que la surface étrangère résiduelle ne suffit plus pour celui que vous visez. Le seul document qui tranche est le relevé de surfaces du bâtiment concerné.

Le bail de 99 ans existe-t-il en Thaïlande ?

Pas au 13 septembre 2026. Le texte qui l'instaurerait est resté à l'état de projet : mis en consultation publique en juillet 2025, signalé bloqué au ministère de l'Intérieur, et sans étape documentée depuis le changement de gouvernement de février 2026. La durée maximale opposable reste donc trente ans, et c'est la seule que l'on puisse faire enregistrer.

Puis-je payer mon appartement thaïlandais avec des bahts déjà en Thaïlande ?

Pas si l'appartement doit être inscrit à votre nom en tant qu'étranger. Ce qui ouvre le droit à l'inscription n'est pas le paiement, c'est l'entrée de devises depuis l'étranger, que la banque thaïlandaise atteste par un formulaire réclamé au Land Office. Des bahts déjà sur place, même régulièrement acquis, ne produisent pas cette attestation : le dossier reste incomplet.

Détenir un terrain via une société thaïlandaise est-il légal ?

La société, oui ; un actionnariat thaïlandais de façade, non. Les textes visent les deux versants : la Section 36 du Foreign Business Act sur le plan pénal, et les Sections 94 et 96 du Land Code, qui ouvrent la vente forcée du terrain. Les vérifications administratives sur l'origine des fonds et sur la réalité de l'actionnariat se sont resserrées en 2026.

Méthode et sources

Sources vérifiées le 13 septembre 2026

Taux de conversion retenu : 1 EUR = 38,374 THB (13 septembre 2026)

  • Sources : Condominium Act B.E. 2522, Sections 19, 19/2, 19/3 et 19/7 ; Code civil et commercial, article 540 ; Land Code, Sections 74, 86 et suivantes, 93, 94, 96 et 96 bis ; briefing Addleshaw Goddard du 10 mars 2025 sur la décision 4655/2566 ; Siam Legal (titres, prélèvements au Land Office) ; Tilleke & Gibbins, 3 juillet 2026 (droits à 0,01 %) ; FRANK Legal & Tax, 7 octobre 2025 (Land and Building Tax) ; Silk Legal, 26 juin 2026 (circulaires du Department of Lands) ; Nation Thailand (29 juin et 21 juillet 2025) et Khaosod English (22 juin 2024) pour le bail de 99 ans.
  • Élément propriétaire : les champs foreign_quota_available et ownership_type_available sont renseignés sur les 7 865 programmes que couvre notre base en Thaïlande. Ils ne se substituent pas au relevé officiel du Land Office.

Ce que nous n'avons pas pu vérifier

  • Volontairement écartés : les statistiques de la répression des montages de prête-nom, qui circulent largement mais reposent sur une source unique non officielle ; les numéros des trois circulaires du Department of Lands ; le barème chiffré de la retenue à la source due par un vendeur personne physique — le taux forfaitaire de 1 % souvent cité vise le vendeur personne morale ; les prélèvements d'enregistrement d'un bail ; le montant du fonds de réserve ; le régime du Sor Por Kor 4-01.
  • Restent incertains, et signalés comme tels : la référence d'article relative aux baux de plus de trois ans non enregistrés ; le texte exact de la Section 36 du Foreign Business Act ; la portée du droit de superficie au-delà du terme du bail.

Cet article est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles citées sont datées : vérifiez auprès d'un professionnel qu'elles sont toujours en vigueur avant d'agir.

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